Un bébé, une Odyssée...

Suivez nos grandes aventures en Asie et notre quotidien montréalais. Maman nouveau genre, fan d'allaitement, de co-dodo, de portage et même de bébé pas d'couche!

12 décembre 2010

"Mama dodo lait-lait"

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Du haut de ses 22 mois coco commence à faire des phrases. Ma préférée: "mama dodo lait-lait". Ces trois petits mots prononcés avec sa petite voix angélique me font craquer. Mise en contexte de nos petits moments de bonheurs : presque tous les soirs, Matteo attend impatiemment que son père ait enfin fini sa dernière bouchée et s'écrie alors joyeusement "papa bed, papa bed!" (traduction: papa, viens jouer avec moi dans le lit!). Notre lit, c'est le paradis, pour Matteo mais aussi pour tous les enfants qui viennent jouer ici et sont tellement contents de pouvoir pratiquer "l'interdit": sauter autant qu'ils veulent sur le lit sans se faire chicaner! En effet, nous avons opté pour le style japonais: un grand futon posé sur des tatamis, ces nattes de paille compressée. Le but est d'avoir une maison "babyproof", un lit d'où le coco ne peut se faire mal s'il tombe. Quand Matteo avait environ un an, on a ajouté un matelas de bassinnette à terre à côté de notre lit pour avoir plus de place, c'est le concept du "lit en side-car".

Tous les soirs, Matteo et son père passent au moins une demi-heure à jouer ensemble dans le lit et leur éclats de rires remplissent toute la maison de Bonheur avec un grand B. Sans jouets ni artifices, tout simplement à se cacher sous les couvertes, à s'attraper, à se faire des gros becs baveux sur la bedaine, à se bardasser et faire des montagnes de cousins, à lire des livres (l'atlas géant pour enfants est le gros hit du moment et le père est très fier que son fils puisse situer les continents). Je ne me lasse pas de les espionner, parfois avec une petite larme à l'oeil. Après avoir joué si physiquement et intensément, les choses se calment, la lumière tamisée commence à faire son effet et coco ressent la fatigue. Il se colle contre son père, se fait plus câlin, et puis il fait appel à toutes ses facultés grammaticales en clamant haut et fort qu'il est l'heure pour lui d'aller rejoindre Morphée: "mama dodo lait-lait!". Gros becs à papa, maman le prend dans ses bras et lui présente le sein, quelques 10 minutes plus tard, coco s'endort, soit au sein, soit il s'en est détaché, roule sur son lit et s'endort au rythme de mes caresses sur son dos et du murmure de ma respiration ou d'une chanson.

Et puis, au grand désarroi de ma belle-mère qui ne trouve pas ça normal du tout, coco se réveillera 2 ou 3 fois durant la nuit. Oui oui, dans deux mois Matteo aura deux ans et probablement toutes ses dents, mais non, il ne "fait pas ses nuits". Il se réveille pour faire pipi et/ou pour boire du lait. Pendant ses réveils nous sommes tous deux dans un état spécial "entre le sommeil et la veille", coco ne pleure pas, souvent je me réveille juste avant lui, et on se rendort instentanément après l'allaitement, Pascal lui n'est conscient de rien. C'est un peu comme si la nuit, il y avait une danse inconsciente entre mon bébé et moi.

Certains me disent que je suis courageuse et que je dois être tellement fatiguée... mais non, pas du tout, je dors super bien et Matteo et Pascal aussi! C'est simplement un arrangement de sommeil très différent du standard nord-américain ou européen (mais tout à fait normal pour des millions de familles d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine où le dodo est la norme). J'ai confiance que la nature fait bien les choses et que progressivement, à son rythme, Matteo finira par dormir toute la nuit. Bien sûr, un bébé, ça marche par phases, et comme pour d'autres aspects, le sommeil n'a pas toujours été si facile... Lorsqu'il y a eu des crises de dents, c'était pas drôle (lire: l'enfer) et pendant environ 4 mois Pascal a dormi sur le divan car Matteo se réveillait parfois en hurlant de douleur. Même si c'était un pleurs bref car j'étais tout près pour l'allaiter, cela empêchait Pascal d'avoir une bonne qualité de sommeil. Depuis cet été nous redormons tous les trois et c'est le bonheur le matin quand Matteo se réveille, escalade par dessus moi et va se coller contre son père "papa douche, papa douche"! et son père de répondre : "Bon matin, mon lapin!".

Chaque famille doit trouver son équilibre, son rythme et ce qui compte c'est que tous se sentent reposés et en paix avec la façon de faire. J'ai une voisine qui m'a dit fièrement que lorsqu'elle couche ses enfants, elle ferme la porte et la lumière et puis "that's it"... Pour nous ce n'est pas du tout concevable, Matteo est dépendant de moi et cela demande une grande disponibilité quotidienne, mais je le fais avec plaisir. Je sais que ma mère aussi nous endormais tous les soirs avec des histoires et je considère que l'accompagnement au sommeil fait partie de ma "description de tâche" comme maman. Un jour viendra (et je sais qu'il n'est pas si loin car c'est déjà arrivé deux fois) où coco pourra s'endormir avec son papa et puis tout seul après quelques histoires (je trépigne d'impatience dans l'attente du moment où je pourrai lire de VRAIS contes traditionnels à mon fils!) .

Je sais que notre façon de faire ne serait pas viable si je devais travailler de "9 à 5" et si mon chum n'était pas aussi présent. En effet, vu que je suis plutôt couche tard-lève tard (j'aime avoir la maison juste pour moi, faire mon ménage, venir écrire ici, etc) et lui est très matinal, Pascal s'occupe de Matteo tous les matins pendant que je continue de roupiller. Vers 7h30, lorsqu'il doit quitter pour son travail, il me réveille et ils ont eu leur "moment d'hommes" et moi j'ai eu mon sommeil.

Lorsque Matteo dit "mama dodo lait-lait" je sens à quel point l'allaitement est au coeur de notre relation. Je l'ai déjà dit mais je le redis: pour moi, l'allaitement c'est magique. Magique, magique, MAGIQUE! Allaiter mon bambin, c'est un lien tellement fort, c'est comme un cordon ombilical qui me relie à lui encore et qui permet une transition en douceur du ventre vers le monde. J'ai aimé être enceinte, mais j'aime encore plus allaiter... car il y a cet échange avec ce tout petit qu'on peut enfin voir, sentir et toucher, et puis aussi ce cocktail d'hormones riches en opiacés naturels qui inonde notre cerveau et celui du bébé, nous apaise et nous remplit d'amour!

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Matteo a bientôt deux ans... Oui il est grand, oui il court, il grimpe partout, il est si indépendant, mais ils sont tellement précieux ces petits moments où on se pose sur le divan, bien au chaud dans notre bulle de silence, sans télé ni distraction. L'allaitement n'est pas juste une question de "nourriture", c'est bien plus que ça. Un gros bobo, des larmes de crocodiles, une grosse "chicane" entre nous et voilà que l'or blanc vient tout apaiser. Cela arrive environ 5 fois dans la journée et 2-3 fois durant la nuit, ça ne dure pas très longtemps (environ 5-10 minutes), mais c'est un moment empli de tant de complicité et de tendresse que j'ai de la difficulté à imaginer qu'un jour ces moments ne seront plus... Quand j'allaite mon p'tit ange je le nourris de mon lait (l'alicament par excellence), de mes anticorps, de tout ça et de bien plus encore! Je pense que c'est qqch qu'il faut avoir expérimenté pour le comprendre: Un enfant, ton enfant, qui te regarde droit dans les yeux et qui dit de tout son être combien il t'aime.

Je suis tout à fait consciente que l'allaitement n'est pas la panacée et que cela ne convient pas à toutes les mères et je sais que ce n'est pas demain matin qu'on verra des bambins allaités à tous les coins de rue. Parfois il peut aussi y avoir toutes sortes d'embûches (mastites, douleurs et autres) et il faut rester souple et ouvert d'esprit pour trouver qqch qui marche pour la maman et le bébé. Souvent c'est une phase d'adaptation en début d'allaitement et cela rentre dans l'ordre grâce à du soutien et de la détermination. J'ai été bénie de n'avoir jamais eu le moindre problème d'allaitement et de vivre une expérience "rose bonbon".

On me demande souvent combien de temps je compte l'allaiter encore, comme si l'allaitement était une marchandise avec une date de péremption... C'est une question que je ne me suis jamais posée, on continue, parceque cela nous semble tout naturel, et l'allaitement diminuera progressivement, inperceptiblement, tout doucement... OUI, elle existe cette pression sociale ou parfois conjugale, parfois très subtile mais bien réelle, pour sevrer un bambin car "tout le monde le fait, c'est socialement plus acceptable et normal ainsi"... C'est cela qui me pousse à écrire aujourd'hui car j'ai envie de dire aux mamans qui souhaitent continuer à allaiter: continuez si c'est cela que VOUS et votre enfant souhaitez et ô diable le qu'en dira-t-on (bien sûr, en public, on peut allaiter de façon plus discrète notre bambin pour ne pas provoquer les gens outremesure)!

Voici ma question: pourquoi cela choque de voir un enfant de 2 ans boire du lait de sa mère et que c'est "normal" de voir ce même enfant prendre du lait d'une vache (on s'entend que c'est une espèce bien différente de nous) dans une bouteille de plastique? Pourquoi cela choque quand un enfant de 2 ans veut être allaité pour se consoller et qu'on trouve ça "normal" qu'il tète sur un morceau de plastique (suce/tétine)?

Nous ne sommes tellement pas habitués de voir des bambins allaités qu'on peut trouver cela bizarre, dérangeant voire malsain... Et pourtant, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le top du top des spécialistes, recommande "l’allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois de la vie et sa poursuivre ensuite jusqu’à l’âge de 2 ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne".

Toute ma vie je me souviendrai de cette photo en noir et blanc dans le musée d’ethnographie de Hanoi où une mère d’une tribu montagnarde totalement isolée de la « civilisation » allaitait un enfant qui devait avoir 4 ans. Selon mes lectures, lorsque l’enfant est allaité à la demande et que le sevrage est à son initiative, il a lieu généralement lorsque l’enfant a entre 2 et 4 ans. Parce que c’est quelque chose que nous n’avons quasiment jamais VU, nous pourrions penser que c’est indécent… Je vous propose de parcourir cette belle expo de photos de bambins allaités et de changer notre regard

Pour en savoir plus sur l'allaitement prolongé: d'excellents articles tous en français sur le site de la ligue La Leche (notamment celui-ci intitulé "allaiter un bambin : quelle drôle d'idée!" du Dr Newman, un expert mondial) et un autre site intéressant.

Autres messages sur ce blog: "Faire ses nuits","Dodo, l'enfant do" et "Le baby-led weaning: la diversification sans purées". 

Posté par Jo and Pascal à 22:13 - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires

    Oh quelle belle synergie familiale vous avez! Je suis tellement d'accord avec toi pour dire que nos cocos nous guident et que si nous respectons leur rythme (quand il est possible de le faire bien sûr), ils grandissent en douceur, sans heurts. Cette approche demande beaucoup de patience et de disponibilité des parents. Malheureusement, dans notre monde où chacun n'est pas prêt à changer leurs habitudes à l'arrivée d'un enfant, ceux qui pratiquent l'attachment parenting sont souvent vus comme des extraterrestres. La pression sociale est insidieuse et si les parents ne sont pas solides dans leurs choix, ils peuvent se décourager et lui céder. Il faudrait que ton blogue soit transformé en brochure gouvernementale distribuée dans les bureaux de pédiatre afin que les parents savent qu'il existe d'autres façons de faire les choses que de suivre le mainstream, sans trop se poser de questions. D'ici là, continuez à vous aimer de toutes vos forces, vous êtes formidables!

    Posté par ludivine, 15 décembre 2010 à 20:28
  • Merci!

    Ahhh!
    Merci, je me sens moins seule.
    Dans mon petit coin de France, je suis une maman toute entière, comme toi .
    Mon garçon a maintenant 26 moi, il ne tête quasiment plus la journée, sauf en cas de Gros chagrin, mais s'endort le soir après avoir demandé "maman, tété!".
    Les couches on s'en est passés assez vite aussi, j'avais la désagréable sensation de mépriser mon bébé en l'enferment dans ses excréments.
    La nuit aussi, puisque de toute façon, il pleurait jusqu'à ce que je lui propose le pot.

    Nous avons partagé notre chambre jusqu'à environ ses 1an, après il a eue sa propre chambre. C'est à la même période qu'il n'a plus exprimé le besoin de faire pipi la nuit, on a donc pu lui mettre des pyjamas (détail important quand le bonhomme rejette les couvertures!).
    Il a continué et continue à se reveiller, oui, à 26 mois...soit il suffit d'entrouvrir sa porte et de lui dire que nous sommes à côté et que tout va bien, soit il me demande du tété, alors je le rejoints et finis souvent la nuit avec lui.

    Et pour ceux qui nous prennent pour des sortes de "mamans vampire", sachez que ces enfants sont sur d'eux-mêmes et savent que leurs parents sont disponibles pour eux, ainsi, pour son premier jour d'école aujourd'hui, mon fils m'a à peine regardé si ce n'est une fois, pour me montrer sa peinture.

    Et dernier point, cette expérience de maternage est tout à fait naturelle, et c'est sans crainte que nous attendons un deuxième enfant à qui nous souhaitons offrir autant d'attention qu'au premier!

    Bonne continuation...Nous ne sommes pas seules!

    PS: Je suis tombée sur votre blog en cherchant des info sur le Vietnam ou nous partons passer une semaine...

    Posté par JUlie, 16 décembre 2010 à 07:40
  • ouai,je mets un bémol, déformation^professionnelle: le sevrage naturel intervient généralemrent beaucoupplus tard, mais on s'accorde sur un point: naturellement, ce serait a la perte des dents de lait: vers 6 ans, donc...

    ici, on co-allaitement: mon fils ainé 3 ans et ma fille 6 mois.
    Meme a trois ans, il téte 10 000000000 de fois par jours!

    Ils dorment tout les deux avec nous.

    Posté par terf, 21 décembre 2010 à 13:21
  • J'aime beaucoup votre blog d'une manière générale ... et j'aime VRAIMENT beaucoup ce message sur le plaisir et la douceur d'allaiter. Je vous souhaite encore beaucoup d'heures de bonheur avec votre fils

    Hélène, maman de 4 enfants, entre 10 ans et 18 mois ... allaitant donc à peu près sans interruption depuis près de 10 ans.

    Posté par Hélène, 25 décembre 2010 à 18:02
  • Je suis tellement d'accord avec toi... Mais comment faire aussi quand on n'a pas la possibilité de faire ainsi (comme une majorité de personnes dans nos pays) de part le fait, la plupart du temps, qu'on a un travail et qu'on ne peut se permettre d'être exclusivement maman
    J'aimerais être à 100% pour mon bébé le jour où, mais je ne me vois pas non plus ne plus travailler... je ne sais vraiment pas comment se passeront les choses.

    Posté par Laeti, 26 décembre 2010 à 14:38
  • Chère Joanna,
    j'adore te lire et lire vos grands bonheurs en famille.
    Moi aussi j'aime tellement allaiter...À chaque boire, je me dis wow, quel moment apaisant ! Je les savoure tous. Et mon grand, parfois, a encore envie de faire le geste, peut-ête pour faire "comme son petit frère", et j'ai toujours accepté. Il mime le geste qques secondes, tout simplement. on a gardé une si belle complicité !
    Par contre, moi ma santé déclinait avec les boires de nuit. À chacun son état de santé, hein ? À 10 mois, c'était ma santé ou... un apprentissage pour Philémon, de dormir la nuit...
    Dis donc, je ne trouve pas sur ton blogue ce que tu as choisi de faire après le 50 semaines du congé parental ! Tu dis dans ce texte que tu ne fais pas de 9 à 5. Je suis curieuse (Tiens, je vais t'écrire un courriel... tu pourras me répondre ainsi si tu veux
    xxx

    Posté par Marie l'urbaine, 04 janvier 2011 à 21:57
  • MERCI mesdames

    Bonjour chères lectrices et commentatrices,

    Un tout grand merci pour vos mots les filles! Je suis TRES touchée.
    Ce blog a été une façon merveilleuse pour moi d'exprimer et de partager des idées avec le vaste monde de la toile mais derrière cette toile se cachent de VRAIS humains et ça plaisir de sentir que notre message passe.

    Terfanae: en ce qui concerne l'âge du "sevrage naturel", c'est vrai que notre mode de vie qui est loin de celui des "chasseurs-cueilleurs" fait en sorte que souvent il a lieu entre 2 et 4 ans pour ceux qui pratiquent le "sevrage à l'initiative de l'enfant" et j'ai lu ça à bcp d'endroits. Mais si on pratique l'allaitment vraiment à 100% à la demande et qu'on est très disponible jusqu'à 6-7 ans, je crois aussi qu'il peut continuer jusqu'à cet âge. Personnellement, je ne suis pas sûre que je serais à l'aise avec l'idée d'allaiter mon fils à 5-6 ans mais tout cela est si culturel et personnel.

    Oui tu as raison j'ai déjà lu par rapport à l'âge du sevrage naturel qui correspondrait à la chutte des "dents de lait" (le mot le dit) et au fait qu'en théorie on n'aurait plus l'enzyme pour digérer le lait dès 7 ans à part certaines ethnies (comme les caucasiens, scandinaves etc) qui dépendaient tant des troupeaux et de leur lait que les gènes auraient muté sur les milliers d'année pour s'adapter. Et c'est impressionant de voir que dans de nombreux pays d' asie et en afrique, personne d'adulte ne boit de lait (voir carrément de produits laitiers). Selon plusieurs études, c'était ds ces pays que l'ostéoporose était au plus bas (donc l'histoire du lait pour le calcium et les os est controversé car le calcium des produits laitiers est difficilement assimilable).
    Chose certaine: nous les humains sommes les seuls mammifères à continuer de boire du lait en tant qu'adultes!

    Julie: oui je suis 100% d'accord avec toi sur le fait qu'un enfant dont le sentiment de sécurité a été comblé peut, lorsqu'il grandit, s'envoller haut et loin sans même se retourner... ça passe si vite!

    Marie et Laeti: C'est pour cela que j'ai décidé d'être maman à temps plein. Ce n'était pas du tout un plan de match au début, c'est devenu une évidence petit à petit au fur et à mesure que la date de la fin de mon congé de maternité approchait. A 11 mois Matteo était encore quasiment exclusivement allaité, s'endormait juste au sein et la simple idée de l'apporter ds une garderie m'était insoutenable. J'ai décidé de reporter mon retour au travail de 6 mois de plus (qd coco aurait 18 mois) et puis, qd cette date là approchait, j'ai réalisé que non, je ne voulais pas manquer tout ça, tous ces moments incroyables à vraiment connaître et élever mon enfant. Financièrement c'est un challenge et j'ai été très chanceuse que ma maman nous aide en suspendant temporairement nos versements d'hypotèque (elle est notre banque pour notre bloc), sinon on aurait dû se serrer la ceinture comme des fous. Je pense que tout ça c'est une question très personnelle et de choix, de priorités. Certaines familles pourraient se permettre ce choix mais il n'est pas intéressant pour tout le monde. Ma maman n'aurait pas été heureuse à la maison et ça c'est un point super important : une maman heureuse. Laeti, je sais qu'au Qc on est très chanceuses d'avoir un congé de maternité d'un an, ce qui n'est pas le cas de la Belgique... comment feras-tu? c'est à toi de voir et de sentir, je n'ai eu la réponse que pour moi, il n'y a pas de vérités absolues. Dans mon cas, je ne pense pas arrêter de travailler pour toujours! j'aime la vie active, un travail et tout, je vois mon travail de "maman" pour l'instant comme un "investissement" lorsque mon fils a vraiment un grand besoin de moi, lorsqu'il ira à l'école ou en prématernelle (on verra bien), une nouvelle vie recommecera. un peu comme on donne 4 ans pour des études, moi je vais donner 4-5 ans pour élever mes enfants en étant très présente et puis après je pourrai me reconcentrer sur mon épanouissement professionnel! )

    Hélène: 4 enfants et tant d'amour. WAW je te lève mon chapeau et m'incline bien bas. Il m'arrive d'être dépassée par les événements avec un enfant, alors 4! je suis vraiment toute admirative!

    Merci à vous toutes pour votre présence sur ce blog et bonne continuation avec vos ptits amours!

    Joanna

    Posté par Joanna, 10 janvier 2011 à 21:32

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